Nourrir la région, une tomate à la fois

L’introduction de deux variétés de tomates au Malawi et au Mozambique pourrait renforcer la sécurité alimentaire et pourvoir dessolutions locales pour l’adaptation au changement climatique et faireNface aux besoins nutritionnels.

Les tomates sont fièrement exposées dans un marché de Blantyre – rondes, dodues et rouges. Ces

nouvelles tomates, muries localement sont en train d’émerger comme l’une des plus importantes et

effective façons selon laquelle la SADC entend renforcer la sécurité alimentaire dans la région.

Nommées après la station de recherche de Bvumbwe située au Sud de Blantyre au Malawi, ces

nouvelles variétés sont appelées tomates de Bvumbwe 1 et Bvumbwe 2. Cette région est connue

pour ses collines fertiles.

La volonté d’introduire des variétésqui possèdent une valeur nutritive plus élevées a enjoint les

efforts des organisations gouvernementales et nongouvernementales, y compris le Centre pour la

Coordination de Recherche Agricole et du Développement en Afrique Australe (CCRADAA), la

SADC, le gouvernement du Malawi, et les horticulteurs, les agronomes et les autres spécialistes.

L’initiative est née de la Politique Agricole Régionale de la SADC.

Environ 70% de la population de la région dépend de l’agriculture pour leur nourriture, revenus et

emploi. L’agriculture est également une source majeure d’exportation pour nombreux des Etats

Membres, contribuant en moyenne à 13% des revenus d’exportation et 66% de la valeur du

commerce intra-régional.

En 2007, le Conseil de la SADC a invité le Secrétariat a prioriser la sécurité alimentaire et la

gestion des ressources naturelles transfrontières. En plus de ces priorités, trois autres domaines sont

au centre de la politique agricole de la SADC : la production agricole, la production de bétail et

l’information sous forme de données. Le Programme de Productivité Agricole et le Plan Regional

Indicatif de developpement Strategique 2020 fournissent également une direction stratégique.

Les développements à Bvumbwe font foi de ces instruments, et ont mené a l’adoption de variétés de

tomates très nutritives.

Les tomates de Bvumbwe sont tolérantes aux maladies et dotées d’une longue durée de vie, les

rendant ainsi plus résistantes aux effets du changement climatique et appropriées pour leur

commercialisation transfrontalières par des des entrepreneurs à faibles revenus.

Le Directeur Exécutif intérimaire du CCRADAA, le Dr Simon Mwale, basé non loin du Secrétariat

de la SADC à Gaborone au Botswana, souligne un autre avantage des tomates de Bvumbwe: elles

possèdent un taux de concentration en vitamine A plus élevé que les variétés de tomates courantes.

“Vous pouvez obtenir la vitamine A des produits d’origine animale et végétale, lesquels peuvent être

au-delà de la portée des ménages à faibles revenus dans la région de la SADC . La tomate est un

ingrédient clé à tous les niveaux de la société. Et avec ces variétés de tomates, vous pouvez fournir

davantage de vitamine A aux familles a faibles revenus dans le pays.

C eci represente une grande

avancée pour la nutrition de la population.”

Le Malawi est engagé de longue date dans la lutte contre la déficience en Vitamine A, laquelle

provoque des retards majeurs de croissance. Le Malawi a le cinquième taux le plus élevé de retard

de croissance au monde avec 53% des enfants de moins d’un an affectés, selon la Banque Mondiale.

C’est en cela que les résultats de la Station de Recherche de Bvumbwe font la différence. Gérée par

Mr. Thomson Chilanga, la station a développé les deux variétés susceptibles afin de répondre aux

contextes spécifiques du Malawi, du Mozambique et du Zimbabwe.

“La région est propice à la cultivation de diverses plantes. Les agriculteurs aiment cultiver

différentes sortes de récoltes et le gouvernement s’attèle à promouvoir la diversification. Dans notre

recherche, nous tenons également en compte le marché et ce que les gens veulent,” dit Chilanga.

Leur recherche et leur plateforme d’innovations inclut toute la chaine d’approvisionnement des

produits alimentaires – des agriculteurs aux agents de vulgarisation agricole, grossiste et points de

vente au détail, et des centres de distribution. Cette approche de recherche participative, facilitée au

travers du CCRADAA permet à toutes les parties prenantes d’identifier et résoudre ensemble les

défis autour de la chaine de valeur .

Les tomates sont déjà un exemple de réussite régionale: la semence est distribuée aux agriculteurs

du Mozambique et du Zimbabwe, et ils ont déjà

commencé à planter les variétés de Bvumbwe 1 et

Bvumbwe 2.

“Nous avons vu les hommes d’affaires et des consommateurs du Mozambique traverser la frontieres

vers le Malawi et nous les avons mis en lien avec les agriculteurs du village de Lukya à Thyolo. Il y

a maintenant un echange de produits, ce qui est apprécié par les agriculteurs locaux” renchérit

Chilanga.

Il ajoute que les agriculteurs locaux “nourrissent les élèves, les patients hospitalisés et même les

prisonniers. Ces divers marchés doivent être mis en lien avec les agri-operateurs, les agents de

vulgarisation agricole et les agriculteurs. Ceci permettra la durabilite à travers le développement de

la technologie agricole.”

Lorsqu’une plateforme d’innovation est établie, les scientifiques se retirent et les agriculteurs

prennent la gestion de l’entièreté du processus. Cette nouvelle approche a été promue et soutenue au

niveau continental par le ‘Programme de Défis SubSaharien’ dirigé par le Forum pour la Recherche

Agricole en Afrique, et coordonnée par le CCRADAA, une extension de la SADC, en Afrique

Australe.

Jonathan Matebule, agriculteur, est président du Groupe de Projet de Défis à Lukya, un village situé

au sommet des collines donnant sur la Montagne Malanje.

“Les chercheurs sont parvenus à un nombre de variétés mais celle de Bvumbwe fut la meilleure

»

témoigne Matebule”. “Après ma formation par des scientifiques, j’ai planté cette culture,” il dit tout

en pointant versses tomates, lesquelles nourrissent désormais l’envie des autres agriculteurs.

“Notre niveau de vie s’est amélioré grâce à la vente des tomates de Bvumbwe., Je suis maintenant

en mesure de payer les frais de scolarité, j’ai acheté des vaches laitières et des cochons et je suis en

mesure de nourrir ma famille convenablement,” ajoute Matebule.

Avant le programme, la plupart des enfants au village n’étaient pas scolarisés. Le taux d’enrôlement

est maintenant à 100%, lequel est directement attribué par la communauté aux revenus générés par

la vente des produits agricoles, et spécifiquement des tomates de Bvumbwe.

Le changement est flagrant dans tous les ménages du village. Là où jadis les maisons étaient faites

d’argile et de paille, grâce à aux nouveaux revenus, elles sont maintenant remplacées par des

habitations en briques avec des toitures en tôle. Quelques villages ont même remplacé les vélos par

des motocyclettes, plus adaptées aux routes accidentées.

Matebule n’est pas le seul dans son village qui a vu sa vie changer. Agnes Jakaramba a commencé

la sienne comme une employée agricole . Aujourd’hui elle possède sa propre ferme mesurant un

hectare dans laquelle elle fait pousser ses légumes. “Nous irriguons trop tôt le matin puis (encore)

dans l’après midi. Je fertilise aussi mon champ. C’est une vie difficile mais ce faisant je suis ma

propre patronne et je me sens parfaitement bien à présent,” .

A Blantyre, le soutien émane également des magasins tournes vers l’agribusiness. Austin Banda, un

directeur des opérations dans l’un de ces magasins déclare: “Nous sommes dans les affaires depuis

au moins 20 ans, fournissant une assistance technique des semences à la récolte. Nous avons

commencé avec un magasin de distribution, et nous en avons aujourd’hui sept,”

Le Magasin de Blantyre est tres fréquenté par les agriculteurs et d’autres clients achetant des

produits chimiques, des semences et fertilisants, ainsi que des petits instrumentset des pompes.

Dr Mwale est très confiant concernant le succès de cette variété de tomate. “ C’est un succès pour

trois raisons: premièrement l’amélioration de la recherche agricole parmi les Etats Membres de la

SADC, deuxièmement ce projet encourage le flux des innovations d’un pays vers un autre, et

troisièmement il encourage également le commerce intra régional.

Le Programme de la SADC: L’agriculture demeure la source primaire d’alimentation, d’emploi et de revenu de 61% de

la population de la SADC. Son importance cruciale a mené à la création du Programme de Productivité Agricole des

Pays de la SADC (SADC PPAP) en 2008. Le PPAP de la SADC est un programme sur 15 années, divisé en 3 phases de

5 années. L’objectif du PPAP est de renforcer la recherche agricole, l’innovation technologique ainsi que sa

dissémination, et créer des liens entre les institutions agricoles de la région.

Les tomates sont fièrement exposées dans un marché de Blantyre – rondes, dodues et rouges. Ces

nouvelles tomates, muries localement sont en train d’émerger comme l’une des plus importantes et

effective façons selon laquelle la SADC entend renforcer la sécurité alimentaire dans la région.

Nommées après la station de recherche de Bvumbwe située au Sud de Blantyre au Malawi, ces

nouvelles variétés sont appelées tomates de Bvumbwe 1 et Bvumbwe 2. Cette région est connue

pour ses collines fertiles.

La volonté d’introduire des variétésqui possèdent une valeur nutritive plus élevées a enjoint les

efforts des organisations gouvernementales et nongouvernementales, y compris le Centre pour la

Coordination de Recherche Agricole et du Développement en Afrique Australe (CCRADAA), la

SADC, le gouvernement du Malawi, et les horticulteurs, les agronomes et les autres spécialistes.

L’initiative est née de la Politique Agricole Régionale de la SADC.

Environ 70% de la population de la région dépend de l’agriculture pour leur nourriture, revenus et

emploi. L’agriculture est également une source majeure d’exportation pour nombreux des Etats

Membres, contribuant en moyenne à 13% des revenus d’exportation et 66% de la valeur du

commerce intra-régional.

En 2007, le Conseil de la SADC a invité le Secrétariat a prioriser la sécurité alimentaire et la

gestion des ressources naturelles transfrontières. En plus de ces priorités, trois autres domaines sont

au centre de la politique agricole de la SADC : la production agricole, la production de bétail et

l’information sous forme de données. Le Programme de Productivité Agricole et le Plan Regional

Indicatif de developpement Strategique 2020 fournissent également une direction stratégique.

Les développements à Bvumbwe font foi de ces instruments, et ont mené a l’adoption de variétés de

tomates très nutritives.

Les tomates de Bvumbwe sont tolérantes aux maladies et dotées d’une longue durée de vie, les

rendant ainsi plus résistantes aux effets du changement climatique et appropriées pour leur

commercialisation transfrontalières par des des entrepreneurs à faibles revenus.

Le Directeur Exécutif intérimaire du CCRADAA, le Dr Simon Mwale, basé non loin du Secrétariat

de la SADC à Gaborone au Botswana, souligne un autre avantage des tomates de Bvumbwe: elles

possèdent un taux de concentration en vitamine A plus élevé que les variétés de tomates courantes.

“Vous pouvez obtenir la vitamine A des produits d’origine animale et végétale, lesquels peuvent être

au-delà de la portée des ménages à faibles revenus dans la région de la SADC . La tomate est un

ingrédient clé à tous les niveaux de la société. Et avec ces variétés de tomates, vous pouvez fournir

davantage de vitamine A aux familles a faibles revenus dans le pays.

C eci represente une grande

avancée pour la nutrition de la population.”

Le Malawi est engagé de longue date dans la lutte contre la déficience en Vitamine A, laquelle

provoque des retards majeurs de croissance. Le Malawi a le cinquième taux le plus élevé de retard

de croissance au monde avec 53% des enfants de moins d’un an affectés, selon la Banque Mondiale.

C’est en cela que les résultats de la Station de Recherche de Bvumbwe font la différence. Gérée par

Mr. Thomson Chilanga, la station a développé les deux variétés susceptibles afin de répondre aux

contextes spécifiques du Malawi, du Mozambique et du Zimbabwe.

“La région est propice à la cultivation de diverses plantes. Les agriculteurs aiment cultiver

différentes sortes de récoltes et le gouvernement s’attèle à promouvoir la diversification. Dans notre

recherche, nous tenons également en compte le marché et ce que les gens veulent,” dit Chilanga.

Leur recherche et leur plateforme d’innovations inclut toute la chaine d’approvisionnement des

produits alimentaires – des agriculteurs aux agents de vulgarisation agricole, grossiste et points de

vente au détail, et des centres de distribution. Cette approche de recherche participative, facilitée au

travers du CCRADAA permet à toutes les parties prenantes d’identifier et résoudre ensemble les

défis autour de la chaine de valeur .

Les tomates sont déjà un exemple de réussite régionale: la semence est distribuée aux agriculteurs

du Mozambique et du Zimbabwe, et ils ont déjà

commencé à planter les variétés de Bvumbwe 1 et

Bvumbwe 2.

“Nous avons vu les hommes d’affaires et des consommateurs du Mozambique traverser la frontieres

vers le Malawi et nous les avons mis en lien avec les agriculteurs du village de Lukya à Thyolo. Il y

a maintenant un echange de produits, ce qui est apprécié par les agriculteurs locaux” renchérit

Chilanga.

Il ajoute que les agriculteurs locaux “nourrissent les élèves, les patients hospitalisés et même les

prisonniers. Ces divers marchés doivent être mis en lien avec les agri-operateurs, les agents de

vulgarisation agricole et les agriculteurs. Ceci permettra la durabilite à travers le développement de

la technologie agricole.”

Lorsqu’une plateforme d’innovation est établie, les scientifiques se retirent et les agriculteurs

prennent la gestion de l’entièreté du processus. Cette nouvelle approche a été promue et soutenue au

niveau continental par le ‘Programme de Défis SubSaharien’ dirigé par le Forum pour la Recherche

Agricole en Afrique, et coordonnée par le CCRADAA, une extension de la SADC, en Afrique

Australe.

Jonathan Matebule, agriculteur, est président du Groupe de Projet de Défis à Lukya, un village situé

au sommet des collines donnant sur la Montagne Malanje.

“Les chercheurs sont parvenus à un nombre de variétés mais celle de Bvumbwe fut la meilleure

»

témoigne Matebule”. “Après ma formation par des scientifiques, j’ai planté cette culture,” il dit tout

en pointant versses tomates, lesquelles nourrissent désormais l’envie des autres agriculteurs.

“Notre niveau de vie s’est amélioré grâce à la vente des tomates de Bvumbwe., Je suis maintenant

en mesure de payer les frais de scolarité, j’ai acheté des vaches laitières et des cochons et je suis en

mesure de nourrir ma famille convenablement,” ajoute Matebule.

Avant le programme, la plupart des enfants au village n’étaient pas scolarisés. Le taux d’enrôlement

est maintenant à 100%, lequel est directement attribué par la communauté aux revenus générés par

la vente des produits agricoles, et spécifiquement des tomates de Bvumbwe.

Le changement est flagrant dans tous les ménages du village. Là où jadis les maisons étaient faites

d’argile et de paille, grâce à aux nouveaux revenus, elles sont maintenant remplacées par des

habitations en briques avec des toitures en tôle. Quelques villages ont même remplacé les vélos par

des motocyclettes, plus adaptées aux routes accidentées.

Matebule n’est pas le seul dans son village qui a vu sa vie changer. Agnes Jakaramba a commencé

la sienne comme une employée agricole . Aujourd’hui elle possède sa propre ferme mesurant un

hectare dans laquelle elle fait pousser ses légumes. “Nous irriguons trop tôt le matin puis (encore)

dans l’après midi. Je fertilise aussi mon champ. C’est une vie difficile mais ce faisant je suis ma

propre patronne et je me sens parfaitement bien à présent,” .

A Blantyre, le soutien émane également des magasins tournes vers l’agribusiness. Austin Banda, un

directeur des opérations dans l’un de ces magasins déclare: “Nous sommes dans les affaires depuis

au moins 20 ans, fournissant une assistance technique des semences à la récolte. Nous avons

commencé avec un magasin de distribution, et nous en avons aujourd’hui sept,”

Le Magasin de Blantyre est tres fréquenté par les agriculteurs et d’autres clients achetant des

produits chimiques, des semences et fertilisants, ainsi que des petits instrumentset des pompes.

Dr Mwale est très confiant concernant le succès de cette variété de tomate. “ C’est un succès pour

trois raisons: premièrement l’amélioration de la recherche agricole parmi les Etats Membres de la

SADC, deuxièmement ce projet encourage le flux des innovations d’un pays vers un autre, et

troisièmement il encourage également le commerce intra régional.

Construire des Pontspour une

CroissanceEconomique renforcée

Les ouvriers au poste frontalier de Kazungula font plus queconstruire un pont sur une rivière - ils ouvrent la voie vers uneintégration régionale portant la promesse d’une croissanceéconomique renforcée.

Sur chaque rive du fleuve Zambèze,des centaines de camions s’alignentpour traverser la frontière

deKazungula entre le Botswana et laZambie. A l’Ouest se trouve la Namibie, et àl’Est se trouve le

Zimbabwe. C’est une routepopulaire et qui s’annonce devenir encore plusfréquentée avec la

construction du nouveaupont de Kazungula déjà entamée. Autrefois, lescamions transporteurs ne

pouvaient traverserqu’au nombre de deux par passage en utilisantun des deux ferrys disponibles. La

périoded’attente pour traverser la frontière pouvaitaller jusqu’à trois jours. Cette attente pouvaitaller

jusqu’à cinq jours et plus s’il arrivait quel’un des ferrys tombe en panne. Le nouveaupont promet de

réduire la période d’attente àenviron deux heures.

Depuis l’introduction d’une Zone de Libre Echange dans la SADC en 2008, le commerce intra

régional est en nette croissance. Les camions et les trains voyagent à présent dans toute l’étendue de

la région, permettant les echanges de marchandises de se faire de la RDC a l’Afrique du Sud et de

l’Ocean Indien a l’Océan Atlantique.

Le Protocole de la SADC sur le Commerce a toujours reconnu le besoin de faciliter le commerce au

sein des pays de la SADC. C’est un outil clé pour stimuler la croissance économique et combattre la

pauvreté en Afrique Australe. Ce Protocole engage les Etats Membres de la SADC à éliminer les

barrières tarifaires et non-tarifaires, lesquels pourraient étouffer la libre circulation dans la région.

La première décennie après l’entrée en vigueur du Protocole sur lee Commerce en 2000, le

commerce intra régional a cru de 155%, de 13.2 milliard $ à 34 milliard $. A présent le pont

Kazungula, au coeur même de la SADC, deviendra un pilier incontournable pour l’accélération de

l’expansion du commerce entre les Etats Membres.

Conformément au Protocole sur le Commerce, le Plan Directeur du Développement des

Infrastructures Regionales (PDDIR) facilite le Développement d’infrastructures transfrontalières

effectives et rentables.

Le PDDIR fait partie de la Vision 2027 pour le developpement de l’infrastructure dans la SADC, de

laquelle le transport est l’un des six piliers. La traversée à Kazungula était l’une des pièces

manquantes en vue d’accomplir le Corridor Nord-Sud sous le PDDIR.

Le Pont Kazungula est essentiel au corridor étant donné qu’il participera a l’allègement des volumes

de circulation dans la région, facilitera le commerce, promouvra la croissance économique dans la

région et au de-là, et participera à préparer la région de la SADC en vue d’une croissance de la

population d’environ 72 million d’ici 2027.

Identifié comme un projet clé dans le plan de développement régional de la SADC, le pont est

financé par les gouvernements du Botswana et de la Zambie. Ceci implique le remplacement de la

traversée par ferry par un pont comptant 930m de route et de voie ferroviaire, avec un poste

frontière a guichet unique pour chaque direction.

Johannes Labuschagne, un conducteur de camions SudAfricain. Qui traverse la frontière depuis sept

ans en transportant du cuivre de la Zambie vers l’Afrique du Sud, témoigne de l’excitation que cette

initiative suscite. Son plus grand défi avait toujours été l’indisponibilité de ferry du fait de pannes

techniques. Lorsque de telle pannes se produisaient, ceci pouvait causer jusqu’à 5km

d’embouteillages, résultant à un retardement conséquent des conducteurs de camions.

“Comme transporteurs, nous éprouvons le plus grand fardeau étant donné que, alors que nous

sommes censés faire deux chargements par mois, nous ne pouvons effectivement en faire qu’un seul

par mois. Ceci réduit donc le chiffre d’affaires de moitié,” dit Labuschagne. Il ne cache pas son

impatience de voir l’introduction du poste frontière à guichet unique: “Une fois que votre camion

reçoit la permission de traverser la frontière, vous devez uniquement faire tamponner votre

passeport et vous pouvez directement continuer votre route vers le client. Ceci sera une

amélioration significative pour nous.”

Les postes frontières à guichet unique seront placés sur les deux côtés du pont, permettant ainsi aux

conducteurs de s’arrêter une fois seulement aux points d’entrée ou de sortie. Après le contrôle

douanier, le conducteur peut se diriger directement vers le pays voisin. Ceci élimine la duplication

des procedures et de ce fait réduit la perte de temps tout en améliorant l’usage du véhicule et de

l’équipage.

Le pont, dont le coût est estimé à environ 259.3 million USD est conjointement financé par les

gouvernements du Botswana et de la Zambie et sera finalisé d’ici 2018.

Le Président Zambien Edgar Lungu, lors d’une visite à Kazungula en Février 2017 pour s’enquérir

du progrès du pont a déclaré que “si la Zambie et le Botswana réussissent, il y’aura plus de

commerce dans la région et au delà.”

Le Président Lungu a en effet souligné que le projet ne servira pas seulement le Botswana et la

Zambie. “Il a pour objectif d’attirer les investissements étrangers pour afin de soutenir le commerce

intra-africain.”

La construction du pont de Kazungula participe d’ores et déjà à la création d’emplois et au

renforcement des capacités locales. Une unité de formation mobile a été établie en 2013 au

Botswana pour former les artisans requis pour la construction du pont Kazungula et d’autres projets

d’infrastructure.

Grace au financement par le Ministère Botswanais des Transports et Communications, l’unité a

formé plus de 700 artisans y compris des maçons, des tuiliers et des charpentiers. Le Président du

Botswana, S.E. Ian Khama, a fièrement souligné que deux tiers de ceux qui avaient reçu cette

formation ont depuis lors trouvé un emploi.

Ceci a également été observé par le Conseiller du Programme de Facilitation de Transit et Transport

Tripartite de la SADC, Lovemore Bingandadi: “la construction du pont a généré de nouvelles

opportunités économiques pour les autochtones

et les grandes sociétés de construction. Inaugurer le

pont soutiendra irréfutablement la croissance des echanges commerciaux et la facilitation du

transport transfrontalier.”

Un autre bénéfice immédiat du projet a été la réinsertion des villageois Botswanais près de Lumbo.

Leur communauté a connu une croissance exponentielle depuis que plus de 4 million $ ont été

investi pour réinstaller le village et dédommager ceux qui furent affectées.

Alors que le village se trouvait juste à côté de la route qui menait vers le poste frontalier , il se

trouve maintenant à quelques kilomètres de la frontière.

Une ancienne du village Lumbo, Grace Mwashekabo, se souvient du fait que que jadis les villageois

devaient puiser l’eau du fleuve Zambèze et habitaient dans des maisons faites d’argile. Aujourd’hui

les 34 familles dans le nouveau village bénéficient de nouvelles maisons, de l’électricité, de l’eau

potable ainsi qu’une école.

“Nous sommes installés ici mieux que nous l’étions auparavant.” affirmait Mwashekabo.

Quelques villageois ont aussi été embauchés comme ouvriers pour la construction du pont

Kazungula. Et beaucoup de femmes dans cette zone sont des commerçantes informelles vendant

aux personnes traversant la Rivière Zambèze quotidiennement. Lorsque le pont sera achevé, l’

augmentation attendue de la circulation représente également plus de clients pour elles.

“Ce pont est un monument de l’intégration régionale, étant donné qu’il est plus qu’un lien physique

entre deux pays

», dit Bingandadi, “C’est un conduit pour le commerce, le transport et la circulation

des personnes.”

Le Protocole: L’amélioration du commerce est fondamentale à l’intégration régionale. Le Protocole sur le Commerce a été signé en 1996 dans le but de libéraliser le commerce au sein de la SADC, réduire les barrières entre nations et stimuler la production et le développement économique. Au fil du temps, ceci a conduit à l’élimination des barrières tarifaires et des taxes sur les exports et imports, culminant à l’établissement de la Zone de Libre Echange de la SADC.

Partager l’Or Blanc

Prendre soin des ressources d’eau de la région requiert une approche intégrée de la gestion de l’eau. C’est une leçon partagée par les quatre Membres d’ ORASECOM: Le Botswana, le Lesotho, la Namibie et l’Afrique du Sud – lesquels sont entrain de restaurer le Wetlands du Lesotho afin de préserver la Rivière Orange-Senqu.

LL orsque la pluie tombe sur les hauteurs du Lesotho, à 3500m au dessus du niveau de la mer, elle se déverse dans la Rivière OrangeSenqu, une des plus grandes d’Afrique. Sur une distance de 2200km, le flux se fraie un chemin vers l’Afrique du Sud, le Botswana et la Namibie. Tout le long de son cours, la rivière joue un rôle économique crucial pour les populations locales.

Sur les hauts plateaux du Lesotho où des barrages ont été érigés pour créer une centrale hydro-électrique, la vente d’eau de la rivière Orange-Senqu génère 33% du Produit National Brut du Lesotho. Et alors que cette eau s’écoule via Gauteng, elle contribue à 26% de l’économie Sud Africaine.

En vertu de leur valeur immense pour les pays respectifs, les Basothos qualifient les ressources d’eau comme étant de “l’Or Blanc”. Le système riverain de l’Orange-Senqu est entretenu par les zones humides (wetlands) dans les hautes terres du Lesotho. Les terres humides absorbent de l’eau pendant la saison de pluie et la déversent dans la rivière périodiquement, soutenant ainsi un flux continu et a réduisant les effets des inondations et des sécheresses en aval.

 

Cependant, la dégradation des zones humides ces dernières années a réduit leur capacité de

rétention et de dégagement d’eau. Ceci a impacté le flux d’eau à travers l’entièreté du système

riverain.

“Nous nous rendons compte que nos pâturages sont en train de se détériorer et qu’il y a des carences d’eau,” dit Mpiti Letse, Chef du village de Ha Tlhaku dans les terres humides de Khubelu au Lesotho. “Il y a une plante appelée Diphophotho laquelle grandissait autrefois dans les champs mais qui ne pousse plus à cause des mauvaises herbes. Nous essayons de nous assurer qu’il y a suffisamment d’eau pour nous et pour notre bétail, et que le flux d’eau dans la rivière Qoadi soit continu parce qu’elle nourrit la Rivière Senqu, qui est la rivière de la nation.”

En 2000, les Etats Membres de la SADC ont signé le Protocole d’Accord Révisé sur le Partage des  Ressources d’Eau dans le but d’optimiser la gestion commune de l’eau dans la région. Le Protocole a vu la création de plusieurs entités, parmi lesquelles la Commission ORASECOM mise en place pour la gestion de la rivière OrangeSenqu entre les quatres Etats qui en sont membre: Botswana, le Lesotho, la Namibie et l’Afrique du Sud.

“Il existe 15 cours d’eau partagés dans la SADC, chacun ayant ses propres problèmes” affirme Phera Ramoeli, un Exécutif du Programme d’Eau au sein de la SADC. “ORASECOM compte bon nombre d’initiatives réussies. Ils possèdent maintenant une stratégie effective de gestion de l’eau qui tient en compte l’ensemble des initiatives afin d’assurer que les ressources hydrauliques de la rivière Orange-Senqu soient gérées de manière à éviter les conflits entre les Etats.

Une source potentielle de conflit est le surpâturage dans les terres humides du Lesotho, lequel

commence à avoir des effets néfastes sur les ressources en aval. Le projet de Protection des Sources d’Eau de l’Orange-Senqu (Sponge) opère en collaboration avec le Département des Ressources naturelles et le ministère des Affaires d’Eau pour traiter de la dégradation des terres humides via une technique connue sous le nom de gestion saine des pâturages.

“Selon un recensement de 2006, nous avions 70,000 unités d’animaux au Lesotho, affirme Dr

Rats’ele Rats’ele, Directeur au Ministere de Gestion des Ressources naturelles.

Une entité animale correspond à la masse du bétail ou à un poids équivalent à un plus petit bétail.

“Chaque animal requiert huit hectare de terre pour paitre chaque année (dans le but de) prévenir la dégradation de la terre,” dit-il. “Toutefois, nous n’avons que deux millions d’hectares pour paitre les troupeaux, si vous faites le calcul vous remarquerez que nous avons besoin d’une superficie de plus de trois fois la dimension du Lesotho pour nos troupeaux.”

Le projet Sponge travaille avec les résidents des terres humides pour établir des associations de pâturage composées de toutes les parties prenantes au sein des Zones humides.

Une technique mise en œuvre par les associations de pâturage est appelée le pâturage de haute densité. Auparavant, les bergers des troupeaux permettaient à leur bétail de déambuler librement pendant la journée, les laissant se nourrir seulement des plantes agréables de leur choix. Ceci avait accéléré la décimation de ces plantes et a même créé un vide écologique, provocant la dégradation des pâturages. En instaurant le pâturage de haute densité, les bergers bloquent les troupeaux dans des domaines limités, en accordant aux plantes décimées le temps de repousser.

 

“Nous pratiquons un pâturage rotationnel, tout en espérant conserver les praires en bonne

condition,” confirme le Chef Letse. “Les avantages du pâturage rotationnel seront évidents pendant l’hiver parce qu’il y aura encore de la nourriture à suffisance pour notre bétail. Un autre avantage est que cela prévient l’érosion du sol pendant les jours les plus pluvieux ou venteux.”

En conservant les zones humides opérationnelles, les quatre pays de l’Orange-Senqu bénéficient d’une gestion des pâturages améliorée par les bergers des montagnes du Lesotho.

Le Projet Sponge produit égalmement un impact sur les vies des membres des associations de pâturage. Avant le projet, les fermiers espéraient un taux de gestation de 30 à 40% dans les troupeaux, mais maintenant les fermiers impliqués dans des associations de pâturage font état d’un taux de gestation de 100%. Certains font également état d’une plus grande quantité de récolte de laine et de mohair produits par les troupeaux de brebis et de chèvres.

“Lorsque le projet a commencé, il n’y avait que quelques associations de pâturage qui voulaient s’y joindre,” dit le Chef de la Division des Ressources d’Eau du Ministère des affaires d’Eau, Dr Makomereng Fanana.

“A présent presque toutes les associations veulent nous rejoindre. Même les communautés éloignées de Maseru (300 km) réclament nos services pour des formations,”. Le nombre d’associations de pâturages voulant être impliqués dans le projet a déjà dépassé toutes nos attentes.

 

“Ceci démontre le succès qui émane de Khubelu,” déclare Dr Fanana. “Nous espérons étendre notre projet au reste du pays. Nous avons une opportunité réaliste de sauvegarder les zones humides; nous avons une formule gagnante.”

Et cette formule gagnante démontre des problèmes complexes affectant les populations au delà des frontières nationales peuvent être résolus par les gens qui travaillent ensemble sur terrain pour créer une solution avec des retombées régionales.

Le Protocole: Le Secrétariat d’ORASECOM est l’une des institutions découlant du Protocole Révisé sur les Cours d’Eaux Partagés voté en 2000. Il appelle à la formation d’institutions étatiques afin de gérer de manière durable les 15 cours d’eaux partagés dans la région et à l’aune des objectifs de la SADC pour la réduction de la pauvreté et l’intégration régionale.

Faire face au changement

climatique ensemble

Une approche commune et des instruments régionaux efficaces soutiennent les Etats Insulaires de la SADC, lesquels sont les plus exposés aux effets du changement climatique

C’est un jour nuageux dans la ville de Curepipe, à quelques kilomètres au Sud de de Port Louis, la capitale de l’Ile Maurice. Mais ceci n’empêche pas les étudiantes du Collège des Filles Hindus à monter les escaliers jusqu’au toit pour montrer fièrement une installation de panneaux solaires.

C’est la réponse de l’école au changement climatique et elle est bien en avance sur bon nombre d’écoles du reste du monde.

La directrice de l’école, Andrea Gungadin, affiche un grand enthousiasme pour ce projet.

“En 2011, nos membres exécutifs ont décidé de commencer à utiliser l’ énergie durable après que le Gouvernement Mauricien ait entrepris une campagne d sensibilisation sur cette problématique,”. 

L’école fit ses recherches sur l’énergie solaire et “La décision fut prise d’établir système

photovoltaïque d’une capacité de trois kilowatt sur les toitures de l’école”.

 

Les cellules photovoltaïques convertissent l’énergie solaire directement en électricité, laquelle fournit la plupart des besoins électriques de l’école. Maurice ne dispose pas de réserves pétroliaires, ni de dépôts de gaz et est contrainte d’importer le carburant diesel pour ses grands générateurs qui produisent de l’électricité.

 

Le Conseil d’administration Central pour l’Electricité, une compagnie appartenant à l’Etat, fournit autour de 40% de l’électricité vendue dans le pays, le reste étant généré par les producteurs indépendants .

 

Alors que la majorité de la production est basée sur le charbon ou le diesel importé l,

certains producteurs basent leur production sur la combustion d’un mélange de déchets agricoles provenant des plantations de cannes à sucre.

 

La croissance de la demande d’électricité à l’Ile Maurice s’élève à un peu plus de 3% par an, l’adoption de méthodes alternatives de production d’électricité est donc impérative. Il est également évident pour les professionnels dans le domaine de l’éducation que ce message doit être disséminé auprès des citoyens.

 

“Nous avons pour habitude de nous rendre sur ce toit avec nos afin de leur démontrer qu’ils pourront répliquer ces idées dans leur propres maisons une fois adultes, et ainsi pérenniser l’ambition d’une ile Maurice écologique,” confie Gungadin.

 

Les autres écoles de la région, et des pays de la SADC tels que les Seychelles et la Tanzanie, ontrépliqué cette initiative au l’énergie solaire faisant partie intégrante de la réponse au changement climatique.

 

Urmila Motar, élève du Collège des Filles Hindus, reconnait que le projet est pertinent au delà de Maurice. “La SADC et les autres organisations soutiennent l’adoption de sources alternative d’énergie et, c’est important de souligner que les projets comme ceux-ci représentent le futur,”confie-t-elle. elle confie.

 

Un autre exemple de l’usage de de l’énergie solaire se trouve en Zambie, où l’énergie solaire est utilisée pour activer les pompes d’eau agricole. Juste au Nord de la Capitale Zambienne, Lusaka, le fermier Elias Moyo explique comment il a construit sa propre pompe à énergie solaire.

 

“Je peux a présent faire pousser le blé, les tomates, les piments, les oignions et le gombo. Lorsqu’il fait sec, j’active la pompe par une journée ensoleillé et je remplis le réservoir,” dit-il, pointant du doigt un grand réservoir vert.

Pour les fermiers comme lui, ceci représente des gains importants en productivité.

Du rechargement des téléphones cellulaires à la provision d’énergie pour permettre aux élèves de faire leurs devoirs la nuit , l’énergie solaire améliore la qualité de vie de nombreuse personnes dans la région.

 

Dans la Capitale de l’Ile Maurice, un fervent partisan de la première heure de l’énergie verte et l’un des experts de l’énergie durable de la SADC est le Ministre de l’Environnement, Mr. Etienne Sinatambou.

“Le défi pour l’Ile Maurice est le plus marqué dans la SADC. LE Ministre de l’Environnement Etienne Sinatambou Rapport de l’ONU de 2016 classe l’ile comme etant le septième Etat insulaire le plus exposé au monde a la montée du niveau de la mer.” déplore-t-il.

 

Les autres pays menacés par la montée du niveau de la mer incluent Madagascar et le Mozambique.

“Nous assistons déjà à l’accélération de la montée du niveau de la mer, l’érosion des plages, une augmentation en fréquence et en intensité de conditions climatiques extrêmes ainsi que la diminution de la pluviosité. Tout ces éléments nous rendent particulièrement vulnérables aux inondations,” argumente Mr. Sinatambou.

 

“De 2003 à 2017, la montée du niveau de l’eau de la mer a plus que doublé comparativement à la moyenne des 25 dernières années, et cependant notre niveau de pluviosité a diminué jusqu’à atteindre les niveaux des années pré-1930.Nous devons absolument être vigilants.”

 

Vingt pourcent des plages de l’érosion à long terme. Pour un pays dont plus de 30% de son Produit National Brute est généré par le tourisme, ceci represente un risque significatif pour le futur. En tant qu’ancien ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration Régionale, Mr Sinatambou est bien placé pour faire état du rôle de la SADC pour les Etats insulaires.

 

“La SADC assiste maintenant les pays dans la région en terme de lutte contre les effets du changement climatique,” . Comme exemple, il mentionne les negociations COP21 tenue à Paris en 2015, où la SADC a constitué une plateforme pour la défense d’une position commune. La position commune adoptée par les Etats Membres a mis l’accent sur l’adaptation au changement climatique tout en se focalisant sur les mesures pour d’atténuation de ses effets par la finance, le transfert l’adoption d’innovations technologiques ainsi que le renforcement des capacités régionales.

 

Pour l’Afrique Australe, l’une des régions les plus exposées aux augmentations des

températures et au changement climatique, la stabilisation de la quantité de carbone émise dans l’atmosphère tout en permettant le développement de son économie est d’une grande importance.

 

En parlant d’une seule voix, les Etats Membres ont assuré qu’ils seraient écoutés sur la scène mondiale. Le changement climatique est egalement un aspect clé du Plan Régional Indicatif de Développement Stratégique (PRIDS) lequel régit l’agenda de la SADC jusqu’en 2020.

 

Ceci a mené à la formulation.

D’initiatives régionales telles que le Document de la SADC sur le Changement Climatique, la Stratégie d’Adaptation au Changement Climatique pour le Secteur de l’Eau, et le Plan d’Action Stratégique du Changement Climatique de la SADC. Sinatambou croit que l’intérêt pour des actions conjointes est en train de gagner du terrain.

“La SADC s’engage désormais dans le développement du programme régional sur le changement climatique, ce qui est encourageant,” dit-il.

“Ce que nous observons maintenant est le fait que la SADC coopère avec la Commission de l’Océan Indien pour l’élaboration d’un plan intégré afin de faire face à la menace.”

“Les organes régionaux travaillentavec la population de la région pour voir des résultats positifs,” ajoute Sinatambou. “Notre peuple a besoin et mérite d’être assisté, et la meilleure façon de faire ceci est d’afficher les résultats concrets.”

 

Le PRIDSprévoit egalement des plans de réponse pour des situations d’urgences et le Ministre d’Environnement dit que son pays a inauguré un plan de reponse d’urgence pour l’Ile Maurice.

“Le système d’ alerte précoce contre les tempêtes est doté d’une fonction de prévision à 6 jours et qui détermine où les raffales d’eau frapperont l’Ile et le degré de dommages attendu.

C’est un plan spécifique est positivement accueilli par tous les Etats Membres de la SADC.”

 

La Secrétaire Exécutive, ,de la SADC, Dr Stergomena Lawrence Tax, déclare que le succès peut seulement être assuré au moyen de l’intégration régionale, et de l’harmonisation des systems et des projets.

“L’engagement ne devrait pas uniquement être verbal. Nous nous devons de mettre en oeuvre les idées. Ceci doit être exécuté par nous Tous, à différents niveaux, du gouvernement, aux secteurs publiques et privés”.

Comme les projets solaires l’ont démontré en Ile Maurice, l’approche de la région pour répondre au changement climatique place les innovation technologiques au premier plan pour le développement de modèles de production d’énergie alternative en Afrique Australe.

La Politique de la SADC: Le changement climatique est d’une importance cruciale pour la SADC, comme démontré par l’élaboration du Document de Politiques de la SADC sur le Changement Climatique adopté en 2012. Ce Document régit les réponses de la région au changement climatique tout en suggérant une approche multi disciplinaire, allant au-dela des barrières tant au niveau national que sectoriel. Ce document alligne la région derrière la vision de réponse aux effets du changement climatique par une mise en oeuvre effective d’initiatives qui participent au renforcement de la

résilience socio-économique de la région.

Briser les obstacles à la

bancarisation

L’initiative de la SADC pour le service bancaire régional a assisté les Etats Membres à améliorer leurs systèmes bancaires et à en étendren l’accès aux citoyens de la région.

Le secteur banquier demeure hors de portée pour des millions de citoyens d’Afrique australe. Ceci

enjoint le secteur bancaire à rendre les services accessibles au-delà de la minorité privilégiée.

Beaucoup de gens des zones rurales de la région pourraient ne jamais voir l’intérieur d’une banque.

Les statistiques publiées par la Banque de l’Etat de Maurice illustrent, par exemple, qu’environ 80%

de la population adulte Africaine n’a pas accès aux services bancaires pour diverses raisons.

Le Protocole de la SADC sur la Finance et l’Investissement, signé en 2006, se penche sur quelques

uns de ces défis. Ce protocole cherche à accélérer la croissance, l’investissement et l’emploi dans la

région via la coopération, la coordination et la gestion des politiques macro- économiques,

monétaires et fiscales. Ce protocole œuvre à établir et soutenir la stabilité macro-économique

comme pré- condition pour la une croissance économique durable et pour la création d’une union

monétaire.

Une des initiatives pour une intégration financière accrue a été l’introduction du Système de

paiement électronique intégré Régional de la SADC (SPEIRS) comme une solution de paiement

transfrontalier. Toutes les monnaies de la SADC, y compris le Dollar Américain, ont été approuvées

par le Comité des Gouverneurs des Banques Centrales comme mode de paiement de ce système.

Selon Maxine Hlaba, Secrétaire Exécutive de l’Association des Banques de la SADC, le système est

porte ses fruits dans la région.

“Nous avons présentement 83 participants dans SPEIRS, dont 76 banques commerciales et 7

banques centrales. Quatorze pays sont maintenant enregistrés et nous continuons à attirer plus de

banques” dit Hlaba.

Elle ajoute: “A la fin du mois d’Avril 2017, le nombre total des transactions effectuée par SPEIRS

était de 733.597, pour une valeur totale de 244.7 milliards USD.”

Il y a aussi des bénéfices à l’échelle locale du fait des efforts déployés par l’association bancaire

pour soutenir les banques des Etats membres à atteindre les niveaux requis de service afin de

promouvoir l’inclusion financière.

Au Malawi, par exemple, le défi d’introduire le système bancaire dans la population n’est pas

seulement économique mais aussi lié à la perception que l’on s’en fait. Les citoyens croient que les

institutions de ce type existent seulement pour les riches, selon la Directrice Exécutive de l’Institut

des Banquiers Madame Lyness Nkungula.

“Environ 75% de la population au Malawi a accès aux téléphones cellulaires, ce qui veut dire que

nous devons atteindre les populations dépourvues d’accès aux services bancaires à travers les

cellulaires,” dit-elle, ajoutant qu’il y a sans doute des opportunités d’expansion.

L’ensemble des groupes bancaires du Malawi adoptent l’usage des nouvelles technologies. Comme

membres de SPEIRS, ils reconnaissent la nécessité de se focaliser sur la majorité de la population

qui ne possède pas encore de compte bancaire formel.

L’Institut des Banquiers au Malawi travaille étroitement avec le secteur financier pour utiliser la

technologie basée sur les téléphones cellulaires pour acquérir des millions de nouveaux clients.

La Banque de Réserve du Malawi (BRM) a publié des lignes directives pour les services financiers

digitaux et a élaboré la loi portant sur la régulation de la monnaie électronique (E-Money) et les

Systèmes de Paiement afin de guider le secteur financier.

Nkungula affirme que les banquiers du Malawi savent que SPEIRS est crucial pour permettre à la

nation de continuer à se développer: “Nous avons décidé de rejoindre SPEIRS en Octobre 2015

parce que nous sommes une famille au sein de la région de la SADC et pensons que si nous

n’avions pas pris le train en marche, nous aurions été dépassés par les évolutions technologiques.

Cela aurait été plus difficile pour nous d’échanger avec les autres pays de la région.”

Le Malawi a rejoint l’Angola, le Botswana, la RDC, le Lesotho, la Namibie, le Maurice, le

Mozambique, les Seychelles, l’Afrique du Sud, le Swaziland, la Tanzanie, la Zambie et le

Zimbabwe qui font tous partie de l’Association Bancaire de la SADC constituée en 1998 dans le

processus de SPEIRS.

L’Association Bancaire de la SADC pourvoit une plateforme de leadership bancaire régionale pour

l’élaboration d’une direction stratégique et de promouvoir et transformer toute la région en un seul

bloc économique. Son établissement était lié au besoin d’une fédération des associations des

banques comme interface pour les problématiques ayant trait à l’intégration financière régionale en

général et sur le Protocole de Finance et Investissement spécifiquement.

Nkungula affirme que le Malawi appuie pleinement le SPEIRS et les banques du pays sont

maintenant capables d’étendre leur clientèle non seulement à l’échelle locales mais également dans

des zones plus éloignées.

“Nous ne pouvons pas travailler de manière isolée; nous devons collaborer avec nos voisins , car il

y a beaucoup de commerce transfrontalier avec les pays voisins – c’est l’une des raisons pour

laquelle nous avons rejoint le SPEIRS. Nous avons observé une croissance du volume des échanges

transfrontaliers de 10% à environ 30%, ceci représente une confiance accrue dans le système

bancaire intra régional,” dit-elle.

Les partenariats entre les banques formelles et informelles ont augmenté, selon Nkungula. Au

travers de tels arrangements, les banques sont capables d’offrir des produits au de là du paiement de

factures et les revenus issus des économies, du crédit et des assurances.

“La perception au Malawi que les banques sont faites seulement pour les riches est en train de

changer, et la technologie et l’innovation nous aideront à accélérer ce processus,” dit Nkungula.

“Nous avons dix groups bancaires et une population d’environ 17 millions. De cette population

seulement approximativement 30% a accès aux services bancaires, ce qui signifie que beaucoup de

banques sont en concurrence pour peu de clients.”

Alors que les nouvelles technologies sont destinées à être plus largement répandues, une tendance

marquée vers la banque mobile s’annonce. “En ce moment toutes les banques ne sont pas dotées de

la technologie bancaire mobile, mais celle-ci est la voie que toutes les banques doivent suivre,”

ajoute Nkungula.

Les personnes handicapées représentent un groupe de la population qui bénéficie particulièrement

des nouveaux services bancaires mobiles. Elles peuvent maintenant accéder aux fonds et avoir accès à leur argent sans avoir à se déplacer, de fois avec grande difficulté , vers une banque physique.

Stella Nkonya, la Directrice Exécutive des Droits Humains pour les Filles Handicapées, souligne

que les nouvelles technologies ont beaucoup assisté son organisme et ses membres. “La Population

handicapée bénéficie du fait qu’elle ne doit pas attendre dans les queues ou encore parcourir de

longues distances pour atteindre une banque,” dit-elle. “Le système de service bancaire mobile est

simple et facile; efficace et pratique.”

Le coût des transactions mobiles est également peu cher. Nkonya ajoute: “Si vous désirez transférer

de l’argent en utilisant un autre système vous devez payer les frais de service, mais avec le système

de service bancaire mobile, vous n’aurez pas de frais supplémentaires.”

Une autre communauté bénéficiant de l’amélioration dans la technologie bancaire sont les groupes

de villageois. Avec les groupes bancaires au village, les gens rassemblent leur argent en espèce lors

de leur réunion et place les fonds en tant que collectif. Le système de services bancaires mobile a

permis à ces groupes d’envoyer leur argent via un système fiable. Ceci a promu l’idée des comptes

conjoints et le développement communautaire via les économies collectives.

Nkungula de l’Institut des Banquiers sait que la coopération avec les régulateurs nationaux est

cruciale. “Le système bancaire de la SADC nous a relié à beaucoup de pays et aussi aux membres,”

dit-elle. “Les banques locales ne peuvent opérer juste au Malawi, la croissance serait réduite. Leur

croissance sera accélérée si elles collaborent avec d’autres banques de la région et même au-delà de l’Afrique.”

Ceci est confirmé par les statistiques bancaires de la SADC, lesquelles prouvent à juste titre que

faire des opérations bancaires dans la région répond à un besoin clé des citoyens et des entreprises.

En 2015 par exemple, 55% of des transactions bancaires émanaient d’un Etat Membre vers un

autre.

Ceci signifie que les opérateurs financiers aux frontières équipés des outils technologiques

appropriés et appuyés par le Protocole d’Investissement et de Finance de la SADC sont destinés à

être mieux à même de servir leurs clients.

Le Protocole: Dans le but d’accélérer la croissance, l’investissement et l’emploi dans la région de la SADC, les Etats Membres ont adopté en 2006 le Protocole de la SADC sur la Finance et l’Investissement. Ce protocole a pour but d’améliorer et faciliter le libre mouvement des capitaux, des personnes, des biens, et des services et de créer des institutions et méchanismes appropriés pour réaliser ces objectifs.

Le renforcement du commerce

Les initiatives de la SADC ont renforcé le commerce entre Etats

Membres et le reste du monde, une tendance qui continuera avec la

priorisation renouvelé de l’industrialisation régionale.

En Afrique, la taille du troupeau a une relation directe à votre valeur financière et sociale.

L’exploitation du bétail pour la viande et la production du cuir a toujours bénéficié aux industries

formelles et informelles dans la plupart des pays de la SADC. Réalisant cette force, la stratégie

d’industrialisation de la SADC propose d’augmenter l’exploitation bovine dans la région et de ce

fait le niveau des revenues de la population. Augmenter l’exploitation bovine implique de faciliter

les échanges entre les commerçants de bovins, de viande et de cuir à travers les frontières de la

SADC et le développement d’une stratégie d’exportation conjointe.

Le Botswana, l’Afrique du Sud, la Zambie et le Zimbabwe bénéficies déjà de la demande mondiale

pour les produits en cuir tels les chaussures, les sacs et les sièges de voitures de luxe. Elargir ce

secteur porteur est l’un des objectifs de la SADC.

Depuis que le Protocole sur le Commerce fut signé en 1996, la libéralisation des importations et

exportations au sein des 15 Etats Membres a multiplié les flux de commerce mutuellement

bénéfique au sein de la région et a renforcé les investissements. En même temps, les Etats Membres

s’efforcent à adopter des politiques incitatives aux investissements dans la région.

Par sa Stratégie d’Industrialisation, un plan directeur ambitieux pour le développement industriel de

la région pour les 5 prochaines décennies, la SADC cherche à pérenniser le succès du Protocole du

Commerce et des autres initiatives commerciales.

L’une de ces initiatives est une action qui bénéficie aux commerçants de bétail. En 2012, les

fermiers de la région ont souligné que le Botswana ne délivrait les permis d’importation et de transit

du bétail qu’à Gaborone, soit à 1000 kilomètres des postes frontaliers. Avec l’assistance de la

SADC, le Botswana a alors décidé de délivrer les permis dans d’autres lieux à travers le pays.

Les effets s’en sont ressentis immédiatement chez des milliers de commerçants de bétail en Zambie

et au Zimbabwe. A log terme, ce changement contribuera à la croissance et au développement de

l’industrie du cuir régionale.

Un commerce intra régional plus facile permet aux sociétés locales d’accéder aux meilleurs produits

disponibles, au lieu de devoir s’approvisionner tout les intrants au niveau national – que ce soit les

aliments pour bétail, les veaux, ou encore le cuir traité. La collaboration régionale repose sur la

réalisation et la combinaison de la force de chaque pays, et d’ainsi renforcer la région dans son

ensemble.

L’impact positif de ces initiatives a été immédiat pour les commerçants. La Commission de Viande

du Botswana (CVB), par exemple a instauré des plans pour élargir ses relations à l’intérieur tant qu’

à l’extérieur du pays, témoigne Dr Akolang Tombale, le Directeur Général.

“Le CVB est l’une de trois principales industries de viande en Afrique qui exporte vers l’Europe.

Nous sommes la plus grande, suivie par les entreprises de viandes de la Namibie et du Royaume du

Swaziland. En 2013, par exemple, nous avons exporté 6000 tonnes (de viande) en Europe, et en

2016 ce fut 10.000 tonnes de bœuf et du cuir. Cela constitue approximativement 53% de notre

revenu.»

Le CVB est aussi le plus grand producteur du cuir dans la région, représentant 75% du cuir qualité

supérieure. Sa main d’œuvre a cru d’une douzaine d’employés il y a 25 ans, à plus de 500

aujourd’hui.

“Nous sommes en train d’accroitre le commerce du cuir brute vers l’Afrique du Sud où l’on utilise

le cuir dans l’industrie automobile, dans le textile et autres,” dit-il.

Un des bénéfciaires est Handel Street Upholsterers à Johannesbourg. Handel produit des intérieurs

de voitures de haute qualité pour les clients de la région.

Le Directeur de Marketing Mr. Ashraf Ismail affirme que l’industrie connaît une croissance

exponentielle: “L’augmentation de la demande pour les revêtements en cuir dans les véhicules

contribue à la croissance de l’industrie du cuir à travers le canal du marché secondaire.”

Alors que le cuir de qualité Botswanais est utilisé, les acheteurs de ces produits peuvent être

éloignés. “Il est attendu que le Nigeria devienne le plus grand consommateur du cuir pour le

revêtement intérieur des véhicules sur le continent » renchérit Ismail . Et l’industrie du cuir bénéfcie

déjà d’une intégration régionale renforcée au niveau pratique: le CVB partage une compagnie de marketing avec la Namibie, laquelle a soutenu la croissance desventes en dehors de l’Afrique pour les deux pays.

Ceci est une bonne nouvelle pour ceux qui sont dans l’industrie. A Gaborone, le propriétaire du parc

d’engraissement Werner Faber dit que les compétences locales sont utilisées pour produire et

fabriquer une gamme d’alimentation pour les troupeaux locaux.

“Avec le support de l’industrie, nous avons maintenant une centaine d’employés. Il y a beaucoup

d’optimisme et les choses s’annoncent bien pour le futur.” dit Faber.

L’emploi créé par les secteurs liés au bœuf et au cuir est vital à l’économie du Botswana.

De retour à l’usine de transformation de viande, il y a un homme qui croit fermement à l’industrie

de viande Botswanaise. Arekipo Modise a commencé comme agent de surveillance à l’usine CBV

en 2002 et est maintenant en charge des relations publiques.

“Nous pouvons immédiatement déterminer la qualité de la viande et la catégoriser de manière

appropriée. Alors que nous produisions pour la consommation locale, nous exportons maintenant

vers l’Union Européenne,” dit-il, tout en pointant fièrement aux labels de certification de l’UE

apposés sur les produits de l’usine de transformation.

Cette relation a été renforcée par l’Accord de Partenariat Economique SADC- UE, signé en juin

2016 entre l’UE et le Botswana, le Lesotho, le Mozambique, la Namibie, l’Afrique du Sud et le

Swaziland. L’accord permet l’exportation de ces marchandises sans taxe douanière et soutient les

pays de la SADC à respecter les standards de production requis par l’UE en vue d’obtenir les

certifications nécessaires.

Pour les citoyens de la SADC comme Modise, ces initiatives régionales combinées avec la

productivité entrepreneuriale ont un impact réel sur la vie des gens.

La Strategie de la SADC: La Stratégie d’industrialisation de la SADC et la feuille de route 2015-2063 reconnaissent la nécessité de transformer la région au travers de l’industrialisation, la modernisation, le renforcement des capacités, la science et la technologie, le renforcement financier et une intégration régionale poussée. Elles promeuvent un changement radical de la dépendance aux matières premières et à la main d’œuvre bon-marché, à un renforcement de la

production de richesse par le travail et le capital.

Un voyage vers le développement

Le Plan Directeur du développent Régional d’Infrastructure de la

SADC (PDDRI) et le Protocole de la SADC sur le Transport, la

Communication et la Météorologie soutiennent l’établissement de corridors de développement régionaux. Le chemin de fer de

Moatize-Nacala illustre les avantages des corridors basés sur une infrastructure bien entretenue et des services de transport efficaces

En novembre 2016, le premier train et autocars à parcourir les 912 kilomètres entre les champs de

charbon de la Province de Tete au Mozambique et le nouveau port de Nacala a été mis en route. Le

chemin de fer, traversant le Malawi, est un lien important entre la province productrice de charbon

et le port majeur le plus proche. L’arrivée du train à Nacala a inauguré une nouvelle ère pour la

SADC.

Alors que le port de Beira avait géré les livraisons de charbon dans le passé, il a été incapable de

faire face aux quantités accrues, rendant nécessaire la construction d’une ligne vers le Malawi où

elle rejoindrait une ligne existante nécessitant d’être modernisée.

Le chemin de fer NacalaMoatize est l’un des corridors sous la PDDRI et a été exécuté par un

partenariat publicprivé avec le gouvernement du Mozambicain.

Le concept de corridors et d’initiatives de développement territorial vise à faciliter le

développement du commerce, de l’industrie, de l’agriculture, des mines, de l’énergie, du tourisme et

des autres ressources. Ces ressources sont inhérentes aux zones traversées par les réseaux régionaux

d’infrastructures tels les routes et les chemins de fer.

Le PDDRI, approuvé en 2012 par les États membres de la SADC, est le plan directeur pour la mise

en œuvre pratique du concept. Pour le corridor de Nacala, ceci signifie la génération de revenus sur

investissement à long terme se focalisant, sur la création d’emploi dans la région en vue de réduire

la pauvreté, facilitant ainsi la croissante de l’industrie agroalimentaire et sa contribution au progrès

économique, social et environnemental.

La Banque africaine de développement a fourni 300 millions USD au Malawi et au Mozambique

afin de moderniser l’infrastructure et d’assurer le maintien de la ligne de chemin de fer. Les petites

et moyennes entreprises ont été alloués à la croissance par la Banque de développement.

Un tronçon de l’ancienne ligne de chemin de fer avait une limite de vitesse de 10km/h. Après la

remise en état, les trains peuvent désormais rouler jusqu’à 60km/h. Grâce à ces améliorations, le

charbon peut maintenant être transporté de Moatize à Nacala en moitié moins de temps qu’il n’en

fallait auparavant.

Le Gestionnaire de corridor Sara Taibo témoigne que le succès du corridor de développement de

Maputo, reliant la capitale du Mozambique vers l’Afrique du Sud, a aidé à sécuriser des fonds pour

des projets similaires.

“C’était sur base de l’exemple de réussite du corridor de Maputo que le même concept a été

répliqué pour les corridors de Beira et de Nacala et ensuite de Zambezia, dans le but de transporter

le charbon depuis Moatize,” dit-elle.

Le but est de ne pas limiter le corridor à l’acheminement du charbon. Il doit également servir au

transport d’autres cargaisons et marchandises provenant des pays voisins.

Le corridor sera en mesure de transporter plus de 20 millions de tonnes de charbon par an dont les

destinations incluent les Amériques, l’Asie orientale, Europe l’Inde, entre autres “Pour l’instant

nous avons une capacité de 18 millions de tonnes de charbon par an et la capacité de 4 millions de

tonnes pour une cargaison générale,” déclare Taibo. En 2016, la route voyait passer 631 000 tonnes.

“Cette année, les prédictions annoncent 2,1 millions de tonnes et 85 000 de fret conteneurisé” .

Une partie du défi de construction était que la nouvelle voie qui devait être établie entre Moatize au

Mozambique, et connecter avec la ligne de chemin de fer existante près de Liwonde dans le sud du

Malawi.

Hillgud Kukhala, un plombier de 55 ans, fut l’un des ouvriers embauchés pour travailler sur la voie

ferrée. Kukhala affirme qu’il n’avait aucune idée que cela changerait sa vie. “Je suis maintenant

l’heureux propriétaire d’une belle maison que j’ai construite avec mon propre argent, quelque chose

dont je n’aurais jamais rêvé de ma vie,” dit Kukhala.

Hormis la maison, il possède un troupeau de bétail et prend en charge sa mère veuve, avec

versements mensuels.

Les bénéfices vont au delà de l’accélération du transport ferroviaire et la génération d’emploi

: à la suite de la demande technologique de la planification, le secteur des TIC soutenant la gestion du

chemin de fer en a également bénéficié. De plus, une route d’accès par le biais de Nampula et

Nacala pour soutenir la construction du corridor a été modernisée et est maintenant utilisée par les

motocyclistes.

L’objectif général du protocole de la SADC sur le Transports, la Communication et la Météorologie

est d’ “établir les transports, la communication et les systèmes météorologiques qui fournissent des

infrastructures efficaces, rentables et entièrement intégrés, qui répondent mieux aux besoins des

clients et favorisent le développement socio-économique, tout en étant écologiquement et

économiquement durables”.

Le PDDIR a été institué après que la SADC se soit rendue compte que le transport de marchandises

en provenance des pays enclavés de la SADC augmenterait de 13 millions de tonnes en 2009 à 50

millions de tonnes d’ici 2030 et 148 millions en 2040, à un taux de croissance annuel moyen de 8,2

%. Le traffic portuaire total en Afrique Australe augmentera alors de 92 millions de tonnes en 2009

à 500 millions de tonnes en 2027.

La SADC indique que les modernisations prévues par le PDDIR, coûteront 100 milliards USD sur

quinze ans. La plupart des ports d’accès régionaux peuvent gérer seulement 30 à 50 % des

cargaisons en transit, ce qui signifie que des ports secondaires doivent également être développés

rapidement.

De nombreux ports de la SADC fonctionnent actuellement presque à pleine capacité et quelques

facteurs retardant les cargaisons y comprit des routes, des chemins de fer et des installations

portuaires délabrées, ainsi que de longues procédures de contrôle douanier .

Renforcer les infrastructures de la région en élargissant et en faisant un meilleur usage des ports en

eau profonde existants tels que Nacala et Walvis Bay sont des facteurs importants pouvant

contribuer à soutenir l’évolution de l’économie de la SADC.

Le Protocole: À travers le Protocole de la SADC sur le Transport, la Communication et la Météorologie, signé en 1996, les Etats Membres acceptent d’établir le transport, la communication et les systèmes météorologiques lesquels pourvoient des opérations et infrastructures pleinement intégrées et aussi efficaces que rentables afin de répondre aux besoins des clients, et de promouvoir le développement économique et social tout en étant écologiquement et économiquement durable.

Juillet 2017

Dr. Stergomena Lawrence Tax

Secrétaire exécutif de la SADC

Message de la SecrétaireExécutive du Secrétariat de la SADC

L’intégration régionale est non seulement d’uneimportance cruciale, mais constitue également

unoutil et une stratégie nécessaire au développement.L’intégration régionale, en termes simples,

portesur la coopération transfrontalière et la créationd’économies d’échelle. Les États membres de

laSADC se sont convenus de coopérer en regroupantleurs ressources pour la mise en œuvre de

projetstransfrontaliers ayant un impact plus grand etprésentant plus de bénéfices pour les citoyens

de larégion. Certains de ces projets sont énoncés danscette deuxième édition qui présente des

exemples deréussite de l’intégration dans la SADC.

La publication des cet ouvrage est l’un denos outils de communication ayant pour

objectifd’atteindre les citoyens de la région et de les sensibiliser aux impacts positifs de nos

protocoles,accords, politiques et stratégies régionales. En 2016/17, une équipe d’experts a parcouru

les pays dela SADC pour recueillir des témoignages mettant en évidence les succès et réalisations

enregistréesdans la mise en œuvre du programme d’intégration et de développement régional. Les

témoignagescouvrent des réalisations dans les domaines de l’infrastructure, du commerce et de

l’industrialisation, duchangement climatique, de la finance, de la paix et de la sécurité, de la gestion

de l’eau, de l’agricultureet du secteur de la conservation transfrontalière.

La mission de l’équipe a impliqué des voyages à travers les pays de la région, par voie maritime

etaérienne, afin de dresser une image précise de la manière dont les programmes d’intégration

régionalede la SADC améliorent la vie des citoyens.

Pour en souligner quelques-uns, ils ont assisté à la construction du pont Kazungula reliant les rives

dufleuve Zambèze et qui formera bientôt un important réseau de transport au cœur de la SADC. Au

Malawi,ils ont observé les évolutions enregistrées grâce à la tomate Bvumbwe, laquelle a été

développée pourrépondre aux conditions spécifiques de cette région et aux besoins de la population.

Dans la Baiede Walvis en Namibie et à Nacala au Mozambique, ils ont identifié deux points

d’entrée sur le réseaudes corridors de transport régionaux et qui assureront le développement de la

SADC au cours desprochaines décennies. Ces exemples de réussite de l’intégration régionale sont

documentés au moyende films, de photographies et d’articles. Concomitamment à cette publication,

de courtes vidéos serontdiffusées dans la région et au-delà pour montrer les avancées enregistrés.

Cette publication a été rendue possible avec l’assistance du Ministère Allemand de la

Coopérationéconomique et du Développement (BMZ), et grâce aux six programmes mis en œuvre

par la DeutscheGesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH dans le cadre de la

Coopération allemandeau développement en partenariat avec la SADC.

La première édition des “exemples de réussite de la SADC “ lancée en 2015, a été disséminée

auprèsde plus d’un million de citoyens de la SADC à travers la brochure imprimée, les vidéos et les

réseauxsociaux. Avec cette deuxième édition, nous espérons informer davantage les citoyens de la

SADC surles bénéfices du programme de développement et d’intégration régionale, ainsi que sur

l’importance querevêtent les États Membres dans cette entreprise commune.

Ces histoires font état de la SADC à un moment où l’intégration régionale améliore

déjàsignificativement la vie de tous les citoyens. Avec la priorisation renouvelée de

l’industrialisation etdu développement des infrastructures régionales, entre autres éléments, nos

efforts conjoints et nosengagements contribueront assurément à l’intégration continue de la région.

La douce promesse de la paix

Lorsque la SADC intervint en vue de soutenir les efforts de paix a

Madagascar, ses efforts étaient conduits dans l’esprit local de ‘fihavanana’, lequel repose sur la solidarité et le respect mutuel entre tous les Malgaches.

L’entreprise de Mr. Hugues Rotoarimanana repose sur la transformation en huiles essentielles

d’herbes, de plantes, et d’autres matières premières provenant de tous les coins de Madagascar. La

cannelle, le clou de girofle , le ylang-ylang, et d’autres plantes rares tel le katrafay – lequel ne peut

être trouvé qu’à Madagascar – sont déversés dans une chaudière pour que leur essence puisse être

extraite et infusée dans des huiles pour la confection des produits finis destinés à la vente aux

clients Européens de Mr. Rotoarimanana.

Mais en 2009, cette société qui n’avait que deux ans fut confrontée a son plus grand défi: une crise

politique qui bouleversa la société Malgache, perturbant ainsi l’ordre tant politique que social. En

raison de l’instabilité dans le pays, les investisseurs internationaux se retirèrent de la société de Mr.

Rotoarimanana, mettant ainsi en péril sa source de revenus.

“Nous avions eu des insurrections auparavant, mais 2009 fut une année très différente,” dit

Rotoarimanana. “Le coup d’état était vraiment une mauvaise chose, premièrement parce qu’il

évinça un président démocratiquement élu et deuxièment parce qu’ils l’ont fait avec l’usage de la

force. Nous avions des familles à nourrir, mais brusquement il n’y avait plus de travail. C’était un

désastre.”

Tout a commencé après la survenance d’une dispute entre celui qui fut jadis président et un leader

d’opposition, menant à une période de conflit et de troubles jusqu’à la prise de pouvoir

inconstitutionnelle par l’opposition en Mars 2009. Bon nombre de gens croyaient que Madagascar

était au seuil d’une guerre civile.

“Les politiciens essayaient vraiment d’instiguer des tensions dans la population Malgache,” dit

Mahamadou Ndriandry, le Président de la Plateforme Nationale pour les Organisations de la Société

Civile. “Une guerre civile n’a jamais eu lieu ici. Les Malgaches sont soudés. Vous aurez une guerre

civile seulement en cas d’extrême tension.”

Dans une tentative de restaurer la paix et la stabilité dans la région, les organismes internationaux,

sous l’égide de la SADC, commencèrent à faire pression sur le gouvernement inconstitutionnel.

“La SADC possède un ensemble de pocessus et méchanismes susceptible à gérer des telles

situations menaçant la paix et la stabilité dans la région,” dit Jorge Cardoso, Directeur de l’Organe

de la SADC traitant de la Politique, la Défense et la Sécurité.

“Ceci s’opère au niveau des Chefs des Etats. Un chef d’Etat est nommé annuellement pour faire le

suivi des processus politiques au sein de la région. La résolution pacifique des conflits est l’un des

principe de base afin de traiter des situations surgissant au sein des Etats membres,” confie Cardoso.

L’Organe a été établi par le biais du Protocole sur la Politique, la Défense et la Coopération

Sécuritaire de 2001. Ce Protocole affirme l’engagement de la SADC pour la stabilité régionale avec

comme objectif de “Protéger les peuples et sauvegarder le développement de la région contre toute

instabilité découlant du non respect de la loi et de l’ordre”.

En Mars 2009, après la prise de pouvoir inconstitutionnelle, la SADC suspend Madagascar de ses

Etats membres. L’Union Africaine, les Etats Unis et d’autres organismes de la communauté

internationale suspendent l’assistance destinée à Madagascar. Trois mois plus tard, l’Union

Africaine et les Nations Unies suspendent leur efforts de médiation, pointant du doigt le manque de

bonne volonté de la part des belligérants à chercher la réconciliation.

Une semaine plus tard, la SADC dépêcha l’ancien Président du Mozambique Joaquim Chissano a la

tête du groupe de travail en charge de la médiation du processus de paix et de l’établissement d’une

feuille de route vers la sortie de crise.

“Lorsque Chissano vint ici, il avait en lui l’intention non seulement d’oeuvrer avec les organisations

de la société civile, mais aussi d’écouter ce qui avait déjà été entrepris sur terrain” affirme Rasolo

Andre, un ancien diplomate et présentement professeur de sciences politiques à l’Université

d’Antananarivo.

“C’est important parce que lorsqu’ils ont permis au peuple Malgache de prendre part au processus

de prise de décision, ils ont renforcé la durabilité des résultats. Ils sont également venus ici pour

faciliter le processus. Ils étaient impliqués comme facilitateurs tout enfaisant primer l’approche

Malgache,” il ajoute.

L’intervention de la SADC mena à l’établissement d’une feuille de route, laquelle se focalisa sur la

restauration de la paix et initia un dialogue national ‘mallgacho-malgache’. Avec l’assistance de la

SADC, ceci résulta à un accord selon lequel les élections pacifiques seraient organisées en 2013

etpour lesquelles aucun ancien président ne serait éligible.

La période d’instabilité prit fin en Décembre 2013, lorsque Hery Rajaonarimampianina fut élu à la

présidence. Les élections furent qualifiées de libres et transparentes par les observateurs

internationaux. Le mois suivant, Madagascar fut réadmis comme membre de la SADC et

l’assistance de la communauté internationale fut restaurée.

S’adressant au Conseil de Paix et Sécurité de l’Union Africaine, le Secrétaire Exécutif de la SADC,

le Dr Stergomena Lawrence Tax, declara: “La SADC fait appelle à l’Union Africaine, aux Nations

Unies et aux autres organismes internationaux similaires à accueillir les avancées positives que

Madagascar a enregistré au travers de la tenue d’élections pacifiques, transparentes et libres, et de

ne ménager aucun effort pour assurer que la démocratie et le respect de loi soient renforcés en

Afrique Australe.”

Andre attribue le succès du processus de paix en grande partie au concept de ‘fihavanana’.

Fihavanana tire son origine du mot Malgache ‘havana’, signifiant la parenté, et s’accentue sur les

liens de parenté du peuple Malgache et la croyance selon laquelle, une blessure commise sur autrui

finira par se refléter sur l’agresseur.

“Ce fut vraiment encourageant que la SADC oeuvre avec l’Union Africaine, parce que cela illustra

que Madagascar n’est pas qu’une ile isolée, que les Malgaches ont des frères et soeurs et qu’ils font

partie de l’Afrique”, déclara Andre.

“La SADC fut la porte menant le peuple Malgache à comprendre qu’ils vivent au sein du continent

Africain et que de ce fait, ils ne sont pas seuls.”

Avec les prochaines élections prévues en 2018, l’espoir est que Madagascar maintienne sa stabilité

dans le futur. Pour l’instant, la paix émanant des négociations a permis au peuple Malgache de se

reconstruire. En outre, les investisseurs ont recouvré leur confiance dans le secteur privé.

Pour Rotoarimanana, la paix a permis à son entreprise de retrouver de sa vigueur. Près

d’Antananarivo, à l’usine de l’un de ses fournisseurs, une pile de bâtons de cannelle brûlés dégage

une douce odeur recouvrant les prémisses de l’usine – les chaudières ont repris du service pour la

production des huiles rares Madagascar.

“Lorsque la population eut vent d’une future réconciliation nationale , ils se sentirent plus en

sécurité”, renchérit Rotoarimanana. “La paix injecta plus de confiance aux investisseurs et les

affaires commencèrent prospérer.”, en ajoutant que « l’un de mes fournisseurs emploie désormais

plus de mille personnes.”

Le Protocole: Le Protocole sur la Politique, défense et coopération en matière de sécurité était signé en 2001 en reconnaissance du besoin impérieux de la stabilité comme la seule condition pour la croissance en Afrique Australe.

Ceci a conduit à la formation d’une des plus importantes parties de la SADC, l’Organe sur la Politique, Défense et Sécurité. L’Organe fonctionne avec les Etats Membres en vue de promouvoir la paix dans la région et le renforcementde la paix présentement dans la région et pour des générations future.

KAZA Développe et Nourrit le

Tourisme de la Région

La zone de Conservation Transfrontière du Kavango-Zambeze présente un haut potentiel touristique et et possède les moyens nécessaires pour son exploitation durable.

Au Coeur de la région de la SADC, la Zone de Conservation du KavangoZambeze (KAZA) – une

zone de conservation de la faune à grande échelle– représente une plateforme unique de

conservation des ressources naturelles de la région.

A l’intérieur du Parc National de Hwange au Zimbabwe, au Sud-Est de la KAZA, le Projet portant

sur les prédateurs du Trans- Kalahari utilise une approche remarquable pour restaurer la relation

entre les résidents et les lions.

Le projet équipe les membres de la communauté d’un téléphone mobile pour faciliter la

communication, d’une bicyclette pour faciliter la mobilité et d’une vuvuzela, un instrument

traditionnel africain afin permettant d’émettre des sons audibles à travers de longues distances. Les

‘Long Shields’ (les long boucliers) se deploient alors sur base des données satellites afin de faire du

bruit pour chasser les lions et ainsi protéger le bétail appartenant aux communautés de Hwange.Ce

faisant, ils réduisent les confrontations entre les prédateurs et les résidents de la KAZA

“Quand les lions tuent le bétail, ceci impacte négativement les communautés. Lorsque les

populations locales voient une vache ou une chèvre ou encore un âne, ils y voient une source de

revenus. Ils peuvent vendre une vache pour quelques centaines de dollars et envoyer leur enfant à

l’école “témoigne Lovemore Sibanda, le gestionnaire de Projet du Programme ‘Long Shields Lion

Guardian’. “ Nos recherches les plus récentes suggèrent que les meurtres commis en représailles par

les fermiers est la première cause du déclin des lions à Hwange.”

“Nous contactions les gestionnaires du Parc afin de les alerter lorsqu’il y a un ‘animal

problématique’. Nous nous dispersions alors avec nos vuvuzelas et eux avec des fusils, grâce à la

coordination de nos efforts, nous parvenons à éloigner les lions.”

Alors que les humains se sont progressivement établis sur les routes migratoires et les zones

d’habitation des grands mammifères, il y a eu un déclin significatif de ces espèces. Le nombre de

lions en Afrique a diminué de 450,000 dans les années 1940 à seulement 20,000 aujourd’hui. Entre

3000 et 4000 de ces espèces vivent dans la KAZA .

“La faune contribue massivement au développement socio-économique de la région,” dit Dr Paul

Funston, le Directeur du Programme des Lions et autres felins.

“Les lions sont la première espèce que les touristes veulent voir en Afrique. Dans les domaines où

l’industrie du tourisme photographique est développée, un lion peut valoir jusqu’à 100.000 USD

tout au long de sa vie.”

Les Etats Membres de la SADC se sont empressés de protéger ces animaux écologiquement et

économiquement importants à travers la zone de conservation. Les chefs d’Etat de l’Angola, du

Botswana, de la Namibie, de la Zambie et du Zimbabwe ont signé le Traité de la KAZA en 2011. Le

traité a étendu et combiné des zones de conservation existantes au sein de chaque Etat Membre,

menant ainsi à l’établissement de l’une de plus grandes zones de conservation du monde. Avec 36

réserves et parcs nationaux couvrant 520,000 km carrés, presque la superficie du Botswana, la

KAZA est aujourd’hui la plus grande zone de conservation transfrontalière du monde. Elle abrite

certaines des attractions touristiques les plus spectaculaires de la région, allant des chutes Victoria

situées à la frontière entre la Zambie et le Zimbabwe, au Delta de l’Okavango. Le soutien de la

SADC a permis l’harmonisation des politiques publiques et des régulations transfrontalières ainsi

qu’au développement de l’infrastructure dans la zone de conservation.

Combiné avec l’introduction du visa unique dans la SADC, ceci permet aux touristes de se déplacer

plus facilement entre les différent s sites.

La KAZA est ancrée dans les principes du Protocole de la SADC pour la Conservation de la Faune

et le respect de la Loi. Le Protocole engage les Etats Membres à “Promouvoir la conservation des

ressources communes de la faune via l’établissement de zones de conservation transfrontalières”.

Le mandat du Secrétariat de la Zone de conservation de la KAZA , lequel cordonne les pays

partenaires, complémente les objectifs clés formulés dans le Plan Regional indicatif de

Développement Stratégique (PRIDS)., le Plan directeur de la SADC pour la période allant jusqu’en

2020.

“En 2015, un Plan Directeur de Développement Intégré (PDDI) fut adopté par les pays partenaires”

affirme le Dr Morris Mtsambiwa, le Directeur Exécutif du Secrétariat de la KAZA. “Afin d’assurer

le développement intégré au niveau régional, le PDDI a identifié les éléments essentiels suivants: la

gestion des ressources naturelles, le développement du tourisme, le développement des moyens de

subsistance, la planification intégrée de l’exploitation des terres et le développement de

l’infrastructure.”

Cette approche multi-sectorielle a créé une opportunité unique dans la zone de KAZA.

“L’émergence des approches communautaires de la conservation signifie que les communautés

rurales sont de plus en plus au centre ddes initiatives et du développement des programmes – faisant

d’elles des acteurs essentiels pour le succès de la KAZA,” souligne le Dr Mtsambiwa.

“Il y a beaucoup de produits touristiques transfrontaliers qui sont en train d’être développés dans les

zones de conservation transfrontalière,” dit Deborah Kahatano, membre du Programme pour les

Ressources Naturelles et la Faune au Secrétariat de la SADC.

“Je vois la conservation et le tourisme comme deux faces d’une même pièce,” elle ajoute. “Le

tourisme en Afrique Australe dépend de la faune, alors sans La mise en œuvre de mesures pour la

conservation de la nature, le tourisme perdrait ses produits les plus importants. Et sans letourisme, il

n’y aurait plus des ressources financières suffisantes pour financer les efforts de conservation

requis.”

“En tant que région, nous nous devons de protéger ces ressources afin que nous puissions jouir

ensemble de leurs bénéfices,” dit Kahatano.

Un aspect clé de la conservation de ces zones est la protection des écosystèmes naturels, lesquelles

s’étendent au-delà des frontières nationales.

“Si œil je devais encercler sur la carte de l’Afrique les zones de conservation présentant le plus

grand potentiel, je serais en mesure de tracer quatorze cercles et douze d’entre eux seraient

transfrontaliers. Il est donc évident que que la collaboration au delà des frontières est cruciale pour

la survie d’espèces comme les éléphants et les lions en Afrique,” déclare le Dr Funston.

“KAZA represente uneopportunité considérable pour la recherche et la conservation. De par sa taille

et sa complexité, si nous pouvons acquérir de l’expérience ici, celleci sera surement applicable à

d’autres régions en Afrique.”

Le Dr Funston était récemment impliquédans la création dela Coalition pour la Protection des

espèces carnivores. La coalition permet au Secrétariat de KAZA, et à un réseau d’ONG et de

chercheurs au sein de KAZA de partager et d’harmoniser leurs données.

Dans l’esprit de la SADC, ceci promeut la collaboration et l’ intégration des acteurs clés au delà des

frontières pour leur bénéfice mutuel.

Le Coordinateur de Long Shields, Lovemore Sibanda complète un doctorat a l’Université d’Oxford

sur le travail de conservation du Projet portant sur les prédateurs du Hwange.

“Depuis que le projet a commencé, nous avons remarqué le déclin de 50% de confrontation violente

entre les communautés et les lions. La population espere desormais etre engagee a des postes de

traqueur, de serveur, de chauffeur ou encore de guide.

“Je suis moi-même d’ici et je suis maintenant gestionnaire de projet grâce à ces ressources

naturelles.”

Le Protocole: Pour protéger et commercialiser les produits du tourisme offerts par la région, le Protocole de la SADC sur le Développement du Tourisme entend réaliser pleinement le potentiel touristique de la région à travers un développement durable et équitable. Le protocole, signé en 1998, a pour ambition de promouvoir la région comme une destination unique du tourisme et de permettre la libre circulation des touristes dans la région.

La voie vers le futur de la

SADC

La modernisation du Port de Walvis Bay, dont les couts sont portes a plusieurs millions de dollars, ouvre de nouvelles opportunités pour le commerce régional.

"C’est différent chaque jour,” dit Immanuel Hango, debout sur le dock et souriant vers une grue,

alors qu’elle retire les conteneurs des camions vers un bateau à quai.

Depuis son enfance passée au Nord de la Namibie, tout ce dont Hango revait était de devenir un

ingénieur. En 2016, il fut parmi les 100 Jeunes leaders Africains sélectionnés pour rencontrer

Barack Obama,alors Président des Etats Unis. Il est à présent l’un des ingénieurs travaillant à

Namport, l’autorité portuaire en Namibie, et participe à construire le futur de son pays.

Walvis Bay a pour objectif de devenir le port de predilection de certains pays enclavés de la SADC.

Cette initiative est menée par des investissement importants dans la région, dont 300 millionUSD

destinés à la modernisation des corridors reliant Walvis Bay au reste de la SADC, ainsi que de 2.3

milliard USD pour la modernisation du port de Walvis Bay.

“Le plan cadre souligne le besoin pour que le port serve non seulement à la petite population de la

Namibie, mais également à toute la région de la SADC” dit Elzevir Gelderbloem, la Secrétaire

Exécutive de Namport.

“Depuis l’indépendance, la Namibie a servi de centre logistique pour la région, mais le challenge a

toujours été celui de l’espace,” dit Gelderbloem.

Namport s’attend à ce que le port de Walvis Bay modernisé puisse servir la SADC pendant les 50

prochaines années. La modernisation doublera la quantité des marchandises acheminées vers et

depuis la SADC via le port.

La première phase de la modernisation est un terminal de gaz liquéfié avec suffisamment d’espace

pour deux pétroliers, lesquels relieront directement à un entrepôt de 100 hectares où les

marchandises seront stockées avant d’etre acheminees à travers la région .Ensuite, un terminal de

gaz naturel liquéfié sera construit pour alimenter une centrale électrique secondée par un terminal

de manutention pour gérer l’import et l’export de marchandise dans la région. Concomitamment,

Walvis Bay est en train d’élargir son terminal des conteneurs.

Augmenter le commerce à travers la région est un objectif du Protocole sur le Transport, la

Communication et la Météorologie ainsi que du Plan Régional Indicatif de Développement

Stratégique (PRIDS) de la SADC.

Améliorer les infrastructures du transport a travers les frontières est aussi un focus clé du PRIDS,

lequel projette que la fréquentation du port augmentera de 92 millions de tonne en 2009 à 500

million en 2027.

Ces volumes ne peuvent être atteints que si les Etats Membres continuent à faciliter le commerce au

de-là des frontières régionales.

“L’intégration régionale est un mécanisme, une très importante stratégie de développement,”

argumentait Dr Stergomena Lawrence Tax, la Secrétaire Exécutive de la SADC. “A travers notre

régime de libre échange, nous avions éliminé les barrières tariffaires, afin de créer au sein de la

SADC un grand marché pour vos produits, cependant vous pouvez également concurrencer les

produits venant de l’extérieur de la région,” remarque le Dr Tax.

LA Zone de Libre échange de la SADC entrée en vigueur en 2008 est basé sur le Protocole de la

SADC sur le Commerce. Le protocole a pour objectif de libéraliser les relations commerciales entre

les Etats Membres, tout en stimulant l’environnement d’investissement et renforcer la

croissanceéconomique.

Le Directeur Général de Namport est au fait de la dimension régionale du port de Walvis Bay. “ La

raison d’être de ce port est de relier les produits d’un point de la SADC vers un autre. Les corridors

routiers autour du port sont présentement dans une excellente condition et il existe des plans de

modernisation de ces corridors avec des connexions ferroviaires. De cette façon nous servirons la

région de la SADC,” commente Gelderbloem.

Le port se situe autour de quatre corridors de développement clés. Vers l’Est il relie le Corridor

Trans-Kalahari, lequel est la route de prédilection pour les marchandises vers le du Sud et dont le

temps de livraison se doit d’être optimisé.

 

Vers le Nord, le Corridor Trans-Cunene dessert le sud de

l’Angola; et vers le Sud, le Corridor Trans-Oranje dessert les centres agricoles et miniers de

l’Afrique du Sud. Le Corridor Walvis Bay-NdolaLubumbashi vers le Nord-Est s’etend vers la

Zambie, créant ainsi une route de commerce importante pour les marchandises vers la région du

Copperbelt en Zambie et Lubumbashi, la deuxième plus grande ville de la République

Démocratique du Congo.

“Lubumbashi est enclavé. Nous n’avons pas des connexions directes aux ports (Congolais) de

Banana ou Boma,” dit Kabash Munung, le Gestionnaire en charge du Développement des Affaires

pour le Groupe du Corridor de Walvis Bay (GCWB) à Lubumbashi. “Mais nous utilisons Walvis

Bay comme un point de sortie vers l’océan, ou nous pouvons importerles équipements miniers et les

cargaisons générales comme les produits de supermarché et la nourriture surgelée.”

Le développement et le maintien de l’infrastructure du corridor reliant Walvis Bay au reste de la

SADC est conduit par le GCWB. Fondé en 2000, le mandat du groupe est de s’engager dans le

développement des affaires tout en favorisant le port de Walvis Bay comme une route de commerce

viable pour l’entrée et la sortie des marchandises vers la SADC.

“Notre position a toujours été, comme stipule le proverbe Africain, l’on mange la viande de

l’éléphant petit à petit,” argue le Directeur Général Johny Smith. “Nous avons pris le temps

d’évaluer et de comprendre nos voisins. Ce n’est qu’en se basant sur cette philosophie que nous

avons développé des relations et des accords.”

En 2004 le GCWB a mené une initiative pour construire un pont à Katimo Mulilo, reliant la

Namibie avec la Zambie faisant partie du corridor Walvis BayNdola-Lubumbashi .

“C’est presque comme développer un entrepôt pour la SADC à travers Walvis Bay. Prenqnt

l’exemple du Brésil et du reste de l’Amérique du Sud (l’Amérique Latine),la durée d’acheminement

vers les centres economiques mondiaux est de 20 jours, mais cela prend sept jours pour atteindre

Walvis Bay depuis le Bresil, et nous seuls pouvons arriver à ce résultat .”

A Walvis Bay, les avenues bourgeonnent d’activités alors que la vieille route reliant Walvis Bay au

Swakopmund voisin subi une modernisation pour coût total de 75 million USD. La nouvelle voie de

transport sera utilisée principalement pour l’acheminements de chargements lourds vers Walvis Bay

, et devrait être finalisée en 2018.

Pour Hango, l’ingénieur de Namport, le futur du port et de la région est prometteur. “Toute cette

entreprise de modernisation est construite autour de l’idée d’être la voie principale vers la SADC” il

ajoute, “Si vous revenez dans quelques années, ça sera le Singapore de l’Afrique.”

La Stratégie de la SADC: Le Plan Directeur du Développement de l’Infrastructure Regionale (PDDIR) est la base même de la vision de la SADC pour le futur. Et a pour objectif de développer et maintenir les infrastructures du transport dans la région et d’harmoniser les politiques autour du transport. L’habilité des Etats Membres au sujet de l’exécution des reformes de transport et la responsabilité de veiller au nancement durable pour le maintient et la provision des

infrastructures est impératif. Le PDDIR cherche à stimuler le développement économique en renforçant les partenariats publique-privé et promouvoir les corridors de développement régional.